CANDIDAT ? PAS SI VITE

Quelles élections ? Sous quelle bannière ? Pour quel projet ?

image principale de l'article CANDIDAT ? PAS SI VITE dans le blog MT1969 de Michelson Thomas

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Un journaliste m'a récemment demandé si j'envisageais d'être candidat aux prochaines élections.

J'ai répondu par deux questions : quelles élections, et sous quelle bannière ?

Elles disaient mon malaise, et celui, plus profond, d'un pays qui cherche encore, maladroitement et dans la douleur, les conditions crédibles de son rendez-vous avec la démocratie.
Un ami, un frère, Max Guybert Lyron a, dans un article publié le 24 février 2026 sur son blog personnel -  https://maxglyron.com/je-cherche-un-parti-politique/- dit chercher un parti politique digne de ce nom : structuré, transparent, capable de former ses membres et de rendre des comptes.

Tout en partageant sa préoccupation, je suis, en outre, convaincu que la sécurité et la crédibilité institutionnelle constituent le socle minimal d'un scrutin porteur de légitimité.

Ni l'un ni l'autre n'existe aujourd'hui de façon satisfaisante, et je préfère le reconnaître que m'en servir comme posture opportuniste.

Je le dis donc sans détour: mon engagement se situe aujourd'hui hors du champ électoral, faute d'une offre et de conditions à la hauteur de l'enjeu.

Plus de trente ans passés dans l'Administration publique haïtienne et auprès de projets financés par des partenaires internationaux m'obligent à répondre par un projet plutôt que par une esquive.

Aussi, ma réponse prend-elle la forme d'un engagement précis : replacer la jeunesse au centre du débat politique, traduit en politique publique mesurable.

Quatre (4) chantiers porteraient ce programme.
  1. D'abord, un accès à l'éducation et à la formation professionnelle fondé sur des critères objectifs et territorialement équitables, évalués par des indicateurs vérifiables.
  2. Ensuite, des voies d'entrée dans la fonction publique fondées sur le mérite et le concours, pour ancrer chez la jeunesse haïtienne la conviction que l'État se conquiert par la compétence et l'avancement par le mérite.
  3. De plus, une politique de réintégration des compétences haïtiennes de la diaspora (jeunes diplômés compris) dans les institutions publiques et diplomatiques, pour que l'expérience acquise à l'étranger irrigue directement le pays.
  4. ​Enfin, un soutien résolu à l’entrepreneuriat et à l’investissement privé des jeunes et de la diaspora — via l'accès au crédit, la simplification administrative et la mobilisation des capitaux, afin de bâtir la classe moyenne productive indispensable à la stabilité économique et démocratique du pays.

Voilà donc mon choix, assumé : me tenir disponible pour servir dans une fonction nominative où ce programme pourrait se déployer, en particulier à l'interface entre l'État haïtien, la jeunesse et la diaspora.

J'assume cette candidature à la responsabilité, nommée comme telle.

Toute République dispose d'une réserve de compétences prêtes à servir quand l'expérience et l'intégrité sont requises.

Je m'y range avec ces deux atouts et cette ambition précise : porter un projet pour la jeunesse haïtienne, où qu'elle se trouve.

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