Dans moins de deux (2) mois, ce que d’aucuns appellent le “mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT)” prendra fin, le 7 février 2026, sans qu’aucun des engagements solennels de l’accord du 3 avril n’ait été respecté.
Entre couacs diplomatiques, larmes ministérielles et rhétorique creuse d’urgence — « Nou pa gentan » — le bilan est implacable : des fonds et ressources dilapidés, voire un budget de guerre pour une gouvernance de replis, deux années de crises institutionnelles, d’incapacité administrative et de capitulations silencieuses.
Le désespoir populaire continue de se lire dans des territoires perdus, des zones de non-droit livrées aux gangs, des exils forcés et une résignation collective.
Depuis son avènement, loin de redresser la barre, le CPT et les gouvernements qu’il a intronisés semblent avoir précipité Haïti dans une chute plus vertigineuse encore. Faut-il y voir une incapacité chronique ou un renoncement coupable ?
Et pour cause, restaurer la sécurité était l’une des promesses phares du régime de transition. Or, la situation n’a fait qu’empirer : environ six mille (6 000) personnes ont été tuées par des gangs criminels en 2024 (www.ohchr.org); ceux-là mêmes qui contrôlent aujourd’hui la majeure partie de la capitale et les principaux axes routiers (www.aljazeera.com) entravant, de surcroit, les déplacements massifs qu’ils imposent tout en atrophiant une économie nationale déjà exsangue, alors que le l’Etat, dépassé par l’urgence, n’offre aucune réponse efficace et laisse les citoyens livrés à eux-mêmes.
Parallèlement, le CPT chercherait maladroitement à verrouiller la justice à son profit en publiant un décret fin 2025 accordant à ses membres l’équivalent de l’immunité présidentielle, les soustrayant de facto à la justice ordinaire.
Désormais, poursuivre un haut responsable exigerait, selon l'artifice envisagé une procédure devant une Haute Cour de justice – une instance inexistante en l’absence de Parlement.
Cette manœuvre, érigeant un bouclier juridique garantissant l’impunité des dignitaires de la transition, ne s’apparente-t-elle pas à un coup de grâce porté à un pays déjà en lambeaux et dépouillé de ses maigres ressources ?
Comme pour mieux illustrer cette impunité devenue doctrine, les scandales de corruption s’enchaînent avec une régularité accablante. À titre d’exemple tristement retentissant, l’action publique a été formellement requise par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) contre la ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC), Niola Sarah Lynn Devalis Octavius, accusée d’avoir détourné, entre autres, près de soixante (60) millions de gourdes destinés aux commémorations patriotiques des 18 novembre et 18 mai 2025.
Ces montants ont été détournés vers des comptes privés et des services, puis répartis entre des employés corrompus et des proches du pouvoir, sans la moindre justification.
Haïti survivra peut-être à cette transition, mais dans quel état ? Les organisations internationales et les partenaires internationaux, dont l’ONU et les États-Unis en tête, rappellent que la corruption et l’impunité figurent parmi les principaux moteurs de la crise qui accable le pays. Couplées à l’incompétence de dirigeants déconnectés des réalités, elles ne peuvent mener que vers l’abîme.
Le désespoir populaire continue de se lire dans des territoires perdus, des zones de non-droit livrées aux gangs, des exils forcés et une résignation collective.
Depuis son avènement, loin de redresser la barre, le CPT et les gouvernements qu’il a intronisés semblent avoir précipité Haïti dans une chute plus vertigineuse encore. Faut-il y voir une incapacité chronique ou un renoncement coupable ?
Et pour cause, restaurer la sécurité était l’une des promesses phares du régime de transition. Or, la situation n’a fait qu’empirer : environ six mille (6 000) personnes ont été tuées par des gangs criminels en 2024 (www.ohchr.org); ceux-là mêmes qui contrôlent aujourd’hui la majeure partie de la capitale et les principaux axes routiers (www.aljazeera.com) entravant, de surcroit, les déplacements massifs qu’ils imposent tout en atrophiant une économie nationale déjà exsangue, alors que le l’Etat, dépassé par l’urgence, n’offre aucune réponse efficace et laisse les citoyens livrés à eux-mêmes.
Parallèlement, le CPT chercherait maladroitement à verrouiller la justice à son profit en publiant un décret fin 2025 accordant à ses membres l’équivalent de l’immunité présidentielle, les soustrayant de facto à la justice ordinaire.
Désormais, poursuivre un haut responsable exigerait, selon l'artifice envisagé une procédure devant une Haute Cour de justice – une instance inexistante en l’absence de Parlement.
Cette manœuvre, érigeant un bouclier juridique garantissant l’impunité des dignitaires de la transition, ne s’apparente-t-elle pas à un coup de grâce porté à un pays déjà en lambeaux et dépouillé de ses maigres ressources ?
Comme pour mieux illustrer cette impunité devenue doctrine, les scandales de corruption s’enchaînent avec une régularité accablante. À titre d’exemple tristement retentissant, l’action publique a été formellement requise par l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) contre la ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC), Niola Sarah Lynn Devalis Octavius, accusée d’avoir détourné, entre autres, près de soixante (60) millions de gourdes destinés aux commémorations patriotiques des 18 novembre et 18 mai 2025.
Ces montants ont été détournés vers des comptes privés et des services, puis répartis entre des employés corrompus et des proches du pouvoir, sans la moindre justification.
Haïti survivra peut-être à cette transition, mais dans quel état ? Les organisations internationales et les partenaires internationaux, dont l’ONU et les États-Unis en tête, rappellent que la corruption et l’impunité figurent parmi les principaux moteurs de la crise qui accable le pays. Couplées à l’incompétence de dirigeants déconnectés des réalités, elles ne peuvent mener que vers l’abîme.
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