Sous cette énième transition dont nous subissons la dictature du quotidien, la gestion de Mme Nyola Sarah Lynn Devalis OCTAVIUS — au timon du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique (MJSAC) — donne la triste et pitoyable impression que les principes de bonne gouvernance existent surtout pour être cités… et rarement appliqués.
Elle soulève, en effet, des interrogations à la fois équivoques et révélatrices quant au respect des procédures administratives et à la traçabilité des fonds publics, tout en mettant en évidence une fragilisation préoccupante des garde-fous institutionnels censés encadrer la dépense et prévenir les dérives.
Deux (2) dossiers, parmi d’autres, non encore intégralement instruits, résument l’ampleur du scandale et fondent la demande de mise en mouvement de l’action publique formulée par l’Unité de lutte contre la corruption à son encontre.
L’élément le plus corrosif, politiquement, ne se résume pas aux irrégularités — certes criantes — mais surtout à cette sensation révoltante d’une normalisation institutionnalisée de la corruption.
Et pour cause, ni le Premier ministre ni les membres du CPT n’ont jugé nécessaire (déjà plus d’un an) — ni même judicieux, encore moins moral — de procéder à son remplacement, alors même que des rapports de l’ULCC, institution étatique légalement mandatée pour enquêter sur les atteintes à la probité publique, versaient au débat public des éléments probants et documentés.
En conséquence, malgré la divulgation des rapports, les révélations étayées et les demandes de poursuites, la titulaire demeure en poste, comme si l’État avait fini par adopter, en doctrine de gestion, la philosophie du « tout va bien, circulez ».
Ces scandales à répétition éclairent la logique des « mains » : celles qui signent, encaissent, distribuent, puis renvoient la reddition de comptes au calendrier des promesses sans lendemain. L’administrateur de l’époque, Monsieur Jildas Jacques, aurait, dit-on, bien des éléments à verser au dossier — ne serait-ce que parce qu’un des chèques susmentionnés (celui des millions de gourdes alloués à la Fête du Drapeau du 18 mai 2025) aurait été émis à son nom, avant d’être encaissé puis de disparaître des radars comptables. Ce cadre du ministère de l’Économie et des Finances(MEF), mis à disposition du MJSAC, aurait ensuite obtenu une lettre l’autorisant à réintégrer son poste d’origine. Pour d’aucuns, cette réaffectation, survenant après les faits, ressemble moins à une simple mesure administrative qu’à une sortie protégée — « en guise de remerciement », diront les plus sceptiques.
Reste la question du cerveau. Les mains, on les voit : elles signent, encaissent, distribuent. Le cerveau, lui, se loge souvent dans le parrainage politique — cette mécanique qui installe, protège et, en retour, exige une loyauté plus forte que la loi. Plusieurs analyses ont ainsi présenté le Rassemblement pour une entente nationale (REN) comme la structure ayant porté Mme OCTAVIUS à la tête du MJSAC, puis comme un acteur singulièrement discret, allant même jusqu’à diffuser une note officielle de prise de distance — un exercice de communication destiné à matérialiser une séparation de façade au moment précis où les soupçons devenaient plus lourds, et politiquement et médiatiquement difficiles à contenir, sinon à étouffer. Mais l’opinion, elle, n’a pas la mémoire courte : les jeunes et les sportifs ne sont pas dupes !
Suivez mon regard : quand les mains s’activent, ce n’est rarement par autonomie. Elles obéissent presque toujours à une tête, un cerveau — et le cerveau, il, préfère rester hors-champ pendant que d’autres se salissent les doigts.
Sources : publication ECC ; rapports ULCC ; Gazette Haïti ; Le Nouvelliste ; Juno7 ; Rezo Nòdwès ; Haïti-Progrès.
Deux (2) dossiers, parmi d’autres, non encore intégralement instruits, résument l’ampleur du scandale et fondent la demande de mise en mouvement de l’action publique formulée par l’Unité de lutte contre la corruption à son encontre.
- D’une part, l’enquête porte sur environ dix (10) millions de gourdes destinées aux commémorations de Vertières 2024: l’ULCC dénonce un circuit jugé atypique (chèques, dépôts et retraits hors des usages et des principes comptables) et formule des recommandations de poursuites contre la ministre et ses proches collaborateurs.
- D’autre part — plus lourd encore — le dernier rapport du gendarme haïtien anti-corruption du 8 décembre 2025, relatif à cinquante (50) millions de gourdes allouées à la Fête du Drapeau (18 mai 2025), évoque de graves irrégularités et appelle à la mise en mouvement de l’action publique contre la ministre et ses collaborateurs, sur la base de manquements, d’incohérences et de justificatifs insuffisants.
L’élément le plus corrosif, politiquement, ne se résume pas aux irrégularités — certes criantes — mais surtout à cette sensation révoltante d’une normalisation institutionnalisée de la corruption.
Et pour cause, ni le Premier ministre ni les membres du CPT n’ont jugé nécessaire (déjà plus d’un an) — ni même judicieux, encore moins moral — de procéder à son remplacement, alors même que des rapports de l’ULCC, institution étatique légalement mandatée pour enquêter sur les atteintes à la probité publique, versaient au débat public des éléments probants et documentés.
En conséquence, malgré la divulgation des rapports, les révélations étayées et les demandes de poursuites, la titulaire demeure en poste, comme si l’État avait fini par adopter, en doctrine de gestion, la philosophie du « tout va bien, circulez ».
Ces scandales à répétition éclairent la logique des « mains » : celles qui signent, encaissent, distribuent, puis renvoient la reddition de comptes au calendrier des promesses sans lendemain. L’administrateur de l’époque, Monsieur Jildas Jacques, aurait, dit-on, bien des éléments à verser au dossier — ne serait-ce que parce qu’un des chèques susmentionnés (celui des millions de gourdes alloués à la Fête du Drapeau du 18 mai 2025) aurait été émis à son nom, avant d’être encaissé puis de disparaître des radars comptables. Ce cadre du ministère de l’Économie et des Finances(MEF), mis à disposition du MJSAC, aurait ensuite obtenu une lettre l’autorisant à réintégrer son poste d’origine. Pour d’aucuns, cette réaffectation, survenant après les faits, ressemble moins à une simple mesure administrative qu’à une sortie protégée — « en guise de remerciement », diront les plus sceptiques.
Reste la question du cerveau. Les mains, on les voit : elles signent, encaissent, distribuent. Le cerveau, lui, se loge souvent dans le parrainage politique — cette mécanique qui installe, protège et, en retour, exige une loyauté plus forte que la loi. Plusieurs analyses ont ainsi présenté le Rassemblement pour une entente nationale (REN) comme la structure ayant porté Mme OCTAVIUS à la tête du MJSAC, puis comme un acteur singulièrement discret, allant même jusqu’à diffuser une note officielle de prise de distance — un exercice de communication destiné à matérialiser une séparation de façade au moment précis où les soupçons devenaient plus lourds, et politiquement et médiatiquement difficiles à contenir, sinon à étouffer. Mais l’opinion, elle, n’a pas la mémoire courte : les jeunes et les sportifs ne sont pas dupes !
Suivez mon regard : quand les mains s’activent, ce n’est rarement par autonomie. Elles obéissent presque toujours à une tête, un cerveau — et le cerveau, il, préfère rester hors-champ pendant que d’autres se salissent les doigts.
Sources : publication ECC ; rapports ULCC ; Gazette Haïti ; Le Nouvelliste ; Juno7 ; Rezo Nòdwès ; Haïti-Progrès.
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