Cela fait exactement trois (3) mois que le MJSAC a rendu public le décret gouvernemental contre la violence non accidentelle dans le sport.
Cette initiative saluable répond, selon le gouvernement, à des actes inacceptables et délibérés qui souillent tant la pratique que l'éthique sportive.
Cette initiative saluable répond, selon le gouvernement, à des actes inacceptables et délibérés qui souillent tant la pratique que l'éthique sportive.
Pourtant, une réalité, bien plus silencieuse et totalement négligée, frappe quotidiennement nos athlètes : celle des blessures accidentelles.
Et si notre priorité devait plutôt se porter sur cette problématique bien plus inquiétante, avant même de traiter les actes de malveillance ?
Cette interrogation amène à établir une certaine hiérarchisation des priorités face aux deux (2)défis susmentionnés, et pose comme condition sine qua non le rétablissement d'un climat sécuritaire, sans lequel aucune politique de prévention ne peut être efficacement mise en œuvre.
Tandis que les actes de violence non accidentelle (agressions, brutalités délibérées, etc.) font la une des médias, les blessures accidentelles qui constituent l'immense majorité des traumatismes subis par les sportifs ne font pas grand bruit. Entorses, fractures de fatigue, commotions et déchirures musculaires survenant lors de la pratique sportive quotidienne sont le lot commun de tout athlète, amateur ou professionnel.
Ces blessures ne résultent pas d'intentions malveillantes, mais bien souvent d'un défaut de préparation, d'encadrement médical approximatif ou d'infrastructures inadaptées.
L'adage dit pourtant : « mieux vaut prévenir que guérir ». Cependant, toute politique de prévention des blessures accidentelles se heurte à un préalable incontournable : le rétablissement d'un climat de sécurité publique.
Et pour cause, comment envisager des entraînements réguliers, l'entretien des infrastructures ou même l'accès aux soins de base dans un contexte d'insécurité généralisée ? La sécurisation des enceintes sportives et des déplacements des athlètes est la condition fondamentale sans laquelle tous les autres efforts resteront vains.
Ce n'est que dans un environnement sécurisé que pourront être mises en place les mesures essentielles de prévention.
Mais force est de constater que, dans le contexte actuel, ces fondamentaux font encore cruellement défaut.
Comment exiger d'un jeune qu'il évolue en sécurité sur un terrain dont le revêtement est éventré, les installations vétustes et les abords non sécurisés ?
Qui assume la responsabilité de l'entretien régulier des aires de jeu et du maintien de leur intégrité physique ?
Comment espérer une pratique idoine lorsque l'encadrement technique, aussi motivé soit-il, n'a souvent ni la formation ni les moyens pour prodiguer les gestes de premiers secours ou reconnaître les signes avant-coureurs d'une blessure grave ?
Et surtout, comment convaincre un jeune talent sportif prometteur de poursuivre sa passion lorsque sa sécurité personnelle reste menacée jusque dans son lieu d'entraînement et de compétition, faute d'un environnement global sécurisé ?
Il ne s'agit pas d'opposer deux (2) dossiers d’une urgente nécessité, mais de hiérarchiser les nécessites et les urgences.
Investir dans la prévention des accidents, c'est s'attaquer à la racine du problème qui affecte le plus grand nombre.
Un système sportif qui prend soin de la santé de ses athlètes en amont est un système qui, in fine, génère moins de frustrations, moins de comportements à risque et donc moins de violence non accidentelle.
Cette dernière doit être adressée sinon combattue, certes, mais la véritable protection des athlètes commence bien en amont : par la garantie d'un environnement sécurisé qui permette ensuite la mise en place de mesures de prévention des blessures accidentelles.
En faisant de la sécurité et de cette prévention une priorité nationale, nous construirons un sport plus sûr, plus sain et plus performant.
Ne dit-on pas que c’est « en soignant le terreau que l'on évitera que n'y poussent les épines. » ?
Et si notre priorité devait plutôt se porter sur cette problématique bien plus inquiétante, avant même de traiter les actes de malveillance ?
Cette interrogation amène à établir une certaine hiérarchisation des priorités face aux deux (2)défis susmentionnés, et pose comme condition sine qua non le rétablissement d'un climat sécuritaire, sans lequel aucune politique de prévention ne peut être efficacement mise en œuvre.
Tandis que les actes de violence non accidentelle (agressions, brutalités délibérées, etc.) font la une des médias, les blessures accidentelles qui constituent l'immense majorité des traumatismes subis par les sportifs ne font pas grand bruit. Entorses, fractures de fatigue, commotions et déchirures musculaires survenant lors de la pratique sportive quotidienne sont le lot commun de tout athlète, amateur ou professionnel.
Ces blessures ne résultent pas d'intentions malveillantes, mais bien souvent d'un défaut de préparation, d'encadrement médical approximatif ou d'infrastructures inadaptées.
L'adage dit pourtant : « mieux vaut prévenir que guérir ». Cependant, toute politique de prévention des blessures accidentelles se heurte à un préalable incontournable : le rétablissement d'un climat de sécurité publique.
Et pour cause, comment envisager des entraînements réguliers, l'entretien des infrastructures ou même l'accès aux soins de base dans un contexte d'insécurité généralisée ? La sécurisation des enceintes sportives et des déplacements des athlètes est la condition fondamentale sans laquelle tous les autres efforts resteront vains.
Ce n'est que dans un environnement sécurisé que pourront être mises en place les mesures essentielles de prévention.
Mais force est de constater que, dans le contexte actuel, ces fondamentaux font encore cruellement défaut.
Comment exiger d'un jeune qu'il évolue en sécurité sur un terrain dont le revêtement est éventré, les installations vétustes et les abords non sécurisés ?
Qui assume la responsabilité de l'entretien régulier des aires de jeu et du maintien de leur intégrité physique ?
Comment espérer une pratique idoine lorsque l'encadrement technique, aussi motivé soit-il, n'a souvent ni la formation ni les moyens pour prodiguer les gestes de premiers secours ou reconnaître les signes avant-coureurs d'une blessure grave ?
Et surtout, comment convaincre un jeune talent sportif prometteur de poursuivre sa passion lorsque sa sécurité personnelle reste menacée jusque dans son lieu d'entraînement et de compétition, faute d'un environnement global sécurisé ?
Il ne s'agit pas d'opposer deux (2) dossiers d’une urgente nécessité, mais de hiérarchiser les nécessites et les urgences.
Investir dans la prévention des accidents, c'est s'attaquer à la racine du problème qui affecte le plus grand nombre.
Un système sportif qui prend soin de la santé de ses athlètes en amont est un système qui, in fine, génère moins de frustrations, moins de comportements à risque et donc moins de violence non accidentelle.
Cette dernière doit être adressée sinon combattue, certes, mais la véritable protection des athlètes commence bien en amont : par la garantie d'un environnement sécurisé qui permette ensuite la mise en place de mesures de prévention des blessures accidentelles.
En faisant de la sécurité et de cette prévention une priorité nationale, nous construirons un sport plus sûr, plus sain et plus performant.
Ne dit-on pas que c’est « en soignant le terreau que l'on évitera que n'y poussent les épines. » ?
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